La zone de confort: un immense paradoxe

La zone de confort n’est qu’un énorme paradoxe !

Et si la zone de confort était la zone que nous connaissons le mieux?

Celle dans laquelle nous nous sommes habitués à vivre, aussi inconfortable soit elle ?

Et si notre zone de confort était là où nous avons nos habitudes, surtout les habitudes qui consistent à s’habituer, à refouler, à dénier des choses difficiles ?

Là où nous avons installé une sorte de résignation et d’adaptation, pour ne pas , ou plus souffrir ?

Une zone où c’est « le moins pire »…

Un endroit où nous nous réfugions pour ne pas entamer de changements. Pour ne pas prendre de risques, par peur de découvrir des choses sur soi, par peur d’être dépassé par les prises de conscience….

Une zone de résistance partiellement massive qui met en danger votre propre sécurité ( on voit ça surtout dans le milieu professionnel), où on finit par ne plus décider soi même. Parce qu’on ne sait tout simplement plus ce qui est important pour nous.

Du coup, dans la zone de confort, on est mal, on est blessé, on est parfois en colère.  On ne voit pas les opportunités, on ne voit pas ce qui se passe autrement que ce que nous voulons bien voir…

La zone de confort est l’ensemble de ces comportements, de ces croyances, de ces fonctionnements quotidiens.  Ces projections et ces règles que vous avez établis depuis votre enfance, pour vous en sortir du mieux que vous pouvez.

Elle n’est « de confort » que et uniquement parce que dans cette zone, vous avez le sentiment d’être en sécurité. Parce que vous y reconnaissez des stratégies d’adaptation et de survie que vous avez développées depuis votre plus jeune age, pour traverser des épisodes difficiles, des peurs, des manques, des agressions etc…

De quoi vous parle-t-on exactement quand on vous parle de votre zone de confort ?

Les défis que vous vous imposez, les objectifs que vous poursuivez, sont très souvent des dysfonctionnements inconscients qui vous mènent par le bout du nez. Qui souvent vous mettent dans la difficulté, dans des exigences que vous ne désirez pas au fond de vous même. Ce sont les signes que vous restez dans votre zone de confort et que vous n’y êtes pas bien.

Ce sont des circonstances que vous connaissez bien, dans lesquelles vous avez été souvent blessé(e)s, et pour lesquels vous avez développé des stratégies personnelles de survie et d’adaptation pour justement qu’elles ne vous fassent plus souffrir.

Cela signifie que vous grandissez et devenez adultes avec la conviction que vous serez obligé(e)s de vous adapter toute votre vie à ce genre de situations. Et que, avec votre système de co création intérieure, vous allez reproduire encore et encore, afin de vous prouver que vous pouvez en sortir, et que vos stratégies sont efficaces.

Voilà pourquoi vous vous retrouvez si souvent soit nez au mur, soit carrément dans le mur. Pourquoi, à force de ne plus avoir de vision sur qui vous êtes réellement dans tout ça, vous perdez lentement le sens de votre existence, et entrez dans le cercle infernal des accidents, burn ou bore out et autres maladies plus graves.

Exemples de zones de confort

  • Un champion, un athlète qui prend des risques
  • Un sportif qui dépasse ses limites
  • Un patron qui ne s’intéresse qu’à la courbe de croissance de son entreprise, sans prendre en compte le facteur humain
  • Un(e) employé qui ne sort pas de son expérience, qui refuse de monter en compétence
  • Un homme ou une femme qui n’entre jamais en intimité avec le ( la) conjoint(e)
  • Une artiste qui provoque et qui ne vend rien
  • Un marketeur qui vend du vent en touchant vos cordes sensibles
  • Un manipulateur qui a toujours raison
  • Un collectionneur qui ne sait pas s’arrêter de chercher ce qu’il croit ne pas encore avoir
  • Un(e) ado qui ne peut vivre que dans le foutoir systématique
  • Un père violent ou une mère qui s’efface
  • Un riche qui ne se sent jamais assez riche
  • Un enseignant qui ne se sent pas reconnu et qui en fait, ne sait pas mettre en avant son savoir

……

C’est ça, la zone de confort !

L’endroit où vous allez vous  surpasser, ou vouloir avoir raison, sans avoir conscience que vous pourriez faire autrement. Et où vous allez souvent très, voire trop loin,

Là où vous avez besoin d’être quelqu’un que vous croyez devoir être. Et c’est là justement que vous êtes  inconfortable, parce que dans les besoins de performances, de reconnaissance, de dépassement de soi. Sans savoir que ces dysfonctionnements vous mettent en danger.

Vous pataugez dans votre désir inconscient d’être vu(e), de briller, de vous faire des frayeurs, d’avoir du pouvoir. Vous allez vouloir dépasser vos doutes, vous prouver des choses.

Cette zone est généralement celle où vous souffrez, où vous êtes dans le refoulement de votre véritable soi, dans le déni de vos besoins et de vos désirs profonds. Vous êtes dans les croyances de ce qui est bon pour vous ou de ce que vous désirez.

C’est celle que vous connaissez par cœur et que vous avez développée depuis votre enfance, pour vous sauver de certains enfers.

L’importance d’identifier sa zone de confort

Si vous tombez dans des panneaux à longueur de temps, c’est que vous êtes dans vos dysfonctionnements toxiques et répétitifs. Et vous  plongez dès que quelqu’un touche à votre corde sensible.

C’est que vous êtes prisonnier de votre zone de confort. Là où vous savez y faire avec votre souffrance et vos dysfonctionnements.

La zone de confort est gérée par le mental. C’est un endroit où vous êtes en déséquilibre. C’est lorsque votre cerveau ordonne des choses à votre corps et que votre corps ne veut pas y aller. Ou bien quand votre corps demande des choses et que votre mental regarde ailleurs, ou ne comprend pas.

Elle est un endroit très fragile, le terreau des mécanismes de mise en place des maladies. Un peu comme si vous habitiez une maison de plusieurs niveaux avec des escaliers seulement pour atteindre certains d’entre eux.

Sortir de sa zone de confort…

On ne réussit dans le business, en amour, et dans tous les autres domaines que lorsqu’on a réglé certaines choses avec soi même. C’est à dire que l’on a compris ce qui nous maintient dans notre zone de confort, de souffrance, de mal être, cette zone où on est soumis, victime et malheureux.

Vous délivrer de votre zone de confort, c’est sacrément possible ! Cela demande un peu de remise en question, un peu de persévérance, un peu de curiosité et un peu d’instinct. Des qualités que tout le monde possède.

Observer votre langage, vos habitudes, vos comportements, vos attitudes. Repérer vos croyances, vos pensées récurrentes, vos jugements, vos projections. Découvrir votre intelligence émotionnelle, identifier vos blocages, vos résistances, vos évitements. Comprendre que votre zone de confort n’est qu’une zone où vous n’existez pas pour qui vous êtes vraiment, où vous êtes fidèle à une personnalité que vos éducateurs ont conditionnée et qui ne vous mène pas à la joie, ni à la liberté, ni surtout à l’autonomie.

Ce qui peut grandement aider à cette prise de conscience, c’est  de percevoir  combien vous souffrez dans cette zone. Et qu’en sortir n’est que décider ou choisir d’aller mieux, de nourrir sa propre croissance, de se donner les moyen de s’épanouir, de se libérer des carcans familiaux, éducationnels, …

Sortir de la zone de confort c’est arrêter de tout contrôler, de tout vouloir maîtriser. C’est sortir du déni et du refoulement, sortir du manque et des incertitudes, sortir de la méfiance et des peurs, des frustrations et des insatisfactions répétitives. Et comprendre qu’on était enfermé dans une prison dorée.

C’est aussi comprendre vos compétences, vos facilités, découvrir vos ressources, vos talents, voir les opportunités, écouter vos désirs, vos envies, vos rêves,  décider de mieux ressentir, mieux avoir, mieux faire, pour soi.

C’est un élan vers la vie, un moyen de monter en énergie, une opportunité de croissance, et de grandir. Le seul moyen de croire en soi et  de s’épanouir.

Quelles sont les certitudes?

 

1. Ce qui est certain, c’est que plus vous attendez pour entreprendre de sortir de cette zone de souffrance, et plus le job sera difficile.

2. Ce qui est sûr aussi, c’est que, les blessures étant remisées dans votre inconscient, aller investiguer cette zone ne peut pas se faire seul(e). Faites vous accompagner.

3. Si vous ne faites rien, vous luttez simplement contre votre évolution. Si vous ne faites rien, vous continuez de souffrir et créez le lit de vos mal êtres et maladies plus tard.

4. Cette investigation mène au minimum vers des modifications de vos comportements, au mieux vers votre épanouissement.

 

Alors, n’attendez pas trop longtemps,

et n’oubliez pas que le pouvoir de changer est entre vos mains!

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Profitez en !

À bientôt pour la suite !

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Pascal - août 26, 2019 Répondre

Merci Michelle !

pour cet éclairage sur la zone de confort. Je prends maintenant davantage conscience, à quel point il est dangereux de nous y complaire et enfermer, en raison de nos croyances, désirs, dysfonctionnements…

Votre stage d’éveil santé m’intéresse, j’ai très envie d’expérimenter simultanément les trois axes que vous proposez !

Encore merci et à très bientôt !

Pascal

    Michelle - août 26, 2019 Répondre

    merci Pascal pour ce retour!Et pour le stage, ne fais pas comme tant d’autres qui hésitent à s’inscrire, trop longtemps! Entre l’envie et le passage à l’acte, il y a toute la panoplie des peurs, des croyances etc….et oui, encore et toujours la même rengaine! 😉

Brigitte - août 26, 2019 Répondre

Bonjour Michelle,
Très intéressant, ce nouveau regard sur la « zone de confort », qui, d’après ce que tu montres, n’a en réalité rien de bien confortable, et surtout rien de vivant.
Cela soulève en moi une question, ou une précaution : à partir d’où, en nous, repérons-nous nos « zones de confort » ? Elles peuvent être identifiées, puis accueillies et dépassées dans un vaste espace de bienveillance en nous; elles peuvent aussi être traquées, dénoncées, fustigées par une part persécutrice de nous. Dans ce cas, le remède n’en et pas un. Ce repérage et ce changement ne sont donc pas toujours si simples. J’aimerais avoir ton sentiment sur ce point. Merci d’avance.

    Michelle - août 26, 2019 Répondre

    bonsoir Brigitte, ces remarques sont très judicieuses et ton expertise assurément pro. Plus la zone de confort est conditionnée par des blessures profondes, et plus il est difficile d’investiguer, parce que les schémas toxiques sont relégués dans l’inconscient. La bienveillance n’est pas toujours le meilleur moyen d’en sortir. cela demande l’intervention d’un professionnel et un cadre de sécurité, d’expertise, où le thérapeute ne se contente pas d’être dans l’écoute ni de conseiller des solutions. Il s’agit vraiment de revivre l’expérience qui a conditionné la zone de confort et de réactiver la racine de la blessure. c’est alors que les prises de conscience peuvent être vraiment efficaces.
    Le problème, c’est que souvent, les personnes souffrent longtemps, et attendent que les signaux de leur corps deviennent incontournables.On parle ici aussi bien des burn et bore out que des maladies plus insidieuses, voire des accidents irréversibles.Merci en tout cas pour ce bel échange.

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