La culpabilité est-elle évitable?

Qu’est ce qui te fait sentir coupable ?

La culpabilité est un sujet difficile,

Elle peut nous rendre plus empathiques, plus sensibles aux souffrances des autres, plus rapides à nous excuser. Elle serait donc un utile garde-fou pour rester dans le droit chemin, une émotion structurante, garante de notre conscience du bien et du mal.

Quand elle est conscientisée et part de notre propre volonté de bien ou mieux faire.

Mais la plupart du temps, elle est inconsciente, rarement traitée, encore plus rarement investiguée, et vraiment à la base d’une grande souffrance, souvent insidieuse.

La culpabilité est elle évitable ?

Je suis certaine que tu as déjà eu le sentiment que tu aurais pu faire autrement, ou mieux ?

Que tu as déjà pensé que si tu avais été plus attenti(ve)f, ton enfant n’aurait pas été renversé par cette voiture ?

Ou bien, as tu imaginé que ta mère aurait moins souffert si tu avais été là à temps pour appeler les secours ?

Ou encore…peut être as tu envisagé que ton papa aurait pu être plus sympa et plus compréhensif, peut être un meilleur père, s’il avait été différent?…en gros, si tu avais eu un autre père…

Une vision de nous-même trop idéalisée nous pousse aussi à ressentir nos échecs comme des fautes morales :

« Tu aurais du réussir cet examen haut la main ! »

« Tu aurais pu penser à moi au lieu de chercher de l’aide ailleurs ! »

Et du coup, ce sentiment se développe de manière sournoise, tu vas le refouler en permanence, et à force, il va te pourrir la vie.

Une émotion souvent inconsciente

Cette émotion, si elle reste inconscience la plupart du temps, c’est qu’elle est le plus souvent de l’ordre du ressenti.

Il n’y a souvent aucune règle ou loi qui permette de déterminer le cadre de ce qui est juste ou pas, bien ou mal, approprié ou pas, dans la situation.

C’est dire que la sortie de la culpabilité passe par la connaissance de soi, et par la reconnaissance de nos véritables désirs et éventuelles « erreurs ».

Par notre aptitude à affirmer « je veux », « j’assume ».

Par l’acceptation de notre responsabilité face à nos aspirations et à nos actes.

Plus nous essayons de fuir les aspects sombres ou socialement incorrects de notre ego, plus nous nous enfonçons dans la culpabilité.

Et la culpabilité insidieuse finit par te rendre lentement malade, ou en tous cas, nuit à ton bien être.

Elle va œuvrer tout le temps en toi, sans que tu ne puisses t’en rendre compte.

C’est le cas de certaines psychopathologies, dans lesquelles le malade ne se rend pas compte qu’il est responsable de ce qui se passe, où les manipulateurs  retournent la culpabilité vers l’interlocuteur et réussissent à le faire agir comme ils veulent.

Les signes de la culpabilité

Les signes qu’elle œuvre en toi sont par exemple quand tu :

  • cherches à trop en faire
  • prends trop de dossiers à régler au boulot
  • te surprends à donner la pièce à tous les mendiants que tu rencontres
  • veux offrir toujours plus de cadeaux à tes enfants
  • acceptes une sortie entre amis alors que tu es super fatigué(e)
  • prêtes de l’argent à un cousin alors que tu es déjà dans le rouge

Ce sentiment te donne une sensation plutôt désagréable, comme si tu dépassais une limite morale, sans réellement savoir pourquoi tu fais ce que tu fais.

Cette émotion, qui se matérialise par des actes qui, normalement, devraient te donner bonne conscience et t’élever aux yeux de l’autre, aboutit souvent à un sentiment dévalorisant, au détriment de ton intérêt personnel.

En fait, la culpabilité t’accule à te sentir redevable , te met dans l’embarras, parfois même te met la honte.

Et tu te persuades que tu n’as pas agit comme il faut.

D’où vient-elle ?

« Si tu ne manges pas tes légumes, pas de crème mon blanc ! »

La culpabilité concerne notre rapport à la loi.

Et cette loi s’édicte depuis que nous sommes tout petits, dans le giron de notre éducation.

C’est un comportement qui provient d’un conditionnement qu’on appelle précoce, de parents, d’éducateurs, qui ont donné à l’enfant des consignes, des directives, des injonctions, voire des ordres, qu’il a gentiment intégré comme étant une sorte de norme.

Nous ressentons ainsi de la culpabilité plus tard, lorsque nous ne nous sentons pas intégrés à notre entourage, quand nous avons le sentiment de contrevenir à des règles extérieures, imposées, mais que nous n’arrivons pas à remettre en question.

Et du coup, l’enfant cherche rapidement, souvent dès le plus jeune âge, à se racheter, à réparer ou à se réhabiliter.

Il sent qu’il déteste son père mais, comme il va culpabiliser,

Il va essayer d’attirer la sympathie, ou l’approbation des personnes autour de lui, parce qu’il n’a pas la capacité d’évaluer  l’ampleur réellement fautive de son comportement et de celui des adultes autour de lui.

La culpabilité ou la honte ?

Et l’expérience de la culpabilité est souvent confondue avec l’expérience de la honte.

Ces 2 outils ne sont pas très éloignés l’un de l’autre, et certaines sociétés, ton éducation, les religions souvent, y ont recours pour essayer de remettre l’humain que tu es dans le soit disant « droit chemin ».

C’est une manière d’ accentuer l’expérience de ta responsabilité, pour te mettre en état de dette.

Pour l’éprouver, tu dois avoir la sensation d’avoir transgressé une norme morale.

Et cette transgression doit être de nature à avoir causé du tort à autrui.

Mais si tu cherches un peu, tu vas certainement te rendre compte qu’une fois adulte, il t’arrive d’avoir ce sentiment de culpabilité dans des situations où elle n’a aucune raison d’être.

Ou mieux, tu as des ressentis émotionnels désagréables alors que tu:

  • es juste en train de donner de l’argent à une association caritative
  • insistes pour rendre un service à un ami qui ne te demande rien,
  • t’engages dans une cause, pour laquelle tu ne te sens pas vraiment solidaire.

Dans tous les cas, et même si la culpabilité peut t’engager à de meilleures relations sociales ou à des comportements plus moraux, c’est un endroit souffrant qui te rendra vulnérable et manipulable, parce qu’elle s’accompagne d’un désir de réparer une faute.

Tant que tu n’as pas identifié le programme qui a mis en place cette réaction inconsciente, et compris que tu n’es pas fauti(ve)f.

Et si ce sentiment persiste trop longtemps, ou que tu te sens acculé(e) trop souvent à te culpabiliser, tu remarqueras que ta réaction sera de faire juste le contraire , tu vas devoir te défendre et probablement avoir un comportement excessif dans l’autre sens.

Des exemples concrets

Imaginons que tu te sentes trop souvent rappelé(e) à l’ordre ou montré(e) du doigt parce que tu aimes boire un bon verre de vin de temps en temps,

et que ton conjoint ( ta conjointe) insiste pour te prouver que boire n’est pas responsable.

Ta réaction va probablement te pousser à boire plus que te ne le veux vraiment, et provoquer des conflits entre vous.

Dès que tu es en réaction, c’est que quelque chose te mène par le bout du nez et que tu n’arrives pas à identifier d’où provient la cause.

Quand tu es en réaction, les comportements sont souvent disproportionnés par rapport à la réalité de la situation.

C’est un mécanisme de défense quand tu te sens menacé dans ta zone de liberté.

J’ai eu une cliente qui croyait dur comme fer qu’elle était totalement responsable et qu’elle avait provoqué le viol que son père à répété sur elle, alors qu’elle n’avait que 9 ans.

Son impression d’avoir fauté était bien réelle, jusqu’à ce qu’elle prenne conscience que c’est le comportement de son père, de sa mère et de sa grand mère qui ont permis d’imprimer et d’incruster son sentiment de culpabilité bien profondément en elle, au point de lui rendre une réparation très difficile.

Dans des cas comme celui là, les pathologies mentales et physiques ne sont pas loin.

Ils sont le terreau de cette impression de manque de sens dans une vie.

Et la répétition induit souvent les dépressions, les burns out, les chutes répétées, les désordres organiques jusqu’à provoquer des maladies.

La culpabilité: une émotion toxique

Alors un des effets pervers de la culpabilité c’est qu’elle semble pouvoir te rendre tout(e) puissant(e), en te faisant croire que les événements dépendent de toi.

Je te donne mon exemple personnel :

Petite, j’étais vivace et très rebelle. Je disais quand j’étais pas d’accord, quand je trouvais des choses injustes, je faisais toujours ce qui me semblait juste pour moi, sans trop me poser de questions.

A force de sentir que je déplaisais à mes parents, j’ai été de plus en plus loin dans les provocations.

Mais les punitions, la sévérité et l’intransigeance de mon père, ajoutés à l’incapacité de se positionner de ma mère, m’ont fait beaucoup souffrir.

J’ai une sœur, de 5 ans plus jeune que moi, qui a vu tout ça, et a préféré se protéger.

Elle a donc choisi de ne pas la ramener. Elle ne disait rien, et regardait tout ça en silence. Du coup, le comportement de mes parents a été l’inverse avec elle.

Ce qui a eu pour effet qu’elle était tranquille, elle était la préférée, la gâtée etc…

Et elle a longtemps eu du mal à échanger normalement avec moi plus tard, nous ne pouvions longtemps pas nous parler, elle n’avait pas pu repérer que cela venait de cette expérience de culpabilité qu’elle avait, d’avoir échappé aux mauvais traitements dont moi, j’avais été la cible.

Dans de nombreuses familles, je vois comment les femmes sont souvent tenues pour responsables du malheur des hommes.

Même si elles n’ont rien fait, elles finissent par le croire.

Ces femmes vont donc culpabiliser, et seront très faciles à manipuler.

En fait, les réactions deviennent un cercle vicieux :

Comme cette adolescente, qui provoque son père parce qu’il ne veut pas venir la chercher après une teuf chez ses copains. Alors elle menace de faire de l’auto-stop pour rentrer, puis manipule le parent en lui faisant avoir peur qu’il lui arrive quelque chose de grave, pour pouvoir finalement, le rendre coupable le cas échéant.

Une façon d’avoir le pouvoir sur l’autre.

Un conditionnement toxique

Le système consumériste, les religions, les association caritatives, les campagnes de prévention,etc… ont recours à des moyens très sophistiqués pour engendrer chez toi des comportements coupables et te faire ouvrir le porte monnaie, ou te persuader que tu peux changer le monde. Tu vas essayer de te donner meilleure conscience et tomber dans les panneaux. En même temps, tu auras cette impression de marge de manoeuvre, de liberté, et de bienfaisance, qui peut un temps, te donner l‘illusion de sortir d’un cercle vicieux.

Tu vois, la culpabilité crée un sentiment de pouvoir sur les événements, l’impression d’avoir des avantages sur l’autre, une raison de manipuler l’autre, et en même temps,l’angoisse d’être impuissant à changer le cours des choses.

La culpabilité est peut être utile à faible dose et surtout lorsqu’elle est perçue.

Il s’agit de conscientiser les mécanismes toxiques conditionnés, d’identifier le cercle infernal des certitudes, pour pouvoir choisir de désobéir, et d’assumer ses propres choix.

C’est en ayant une attitude responsable que l’on peut éventuellement limiter son pouvoir destructeur.

C’est pour ça que c’est si important de comprendre ton intelligence émotionnelle.

Elle permet de travailler tes manques, de conscientiser les mauvais traitements, les abus, et de faire le job de digestion et d’évacuation nécessaires.

Le secret de la santé: récupérer ta souveraineté.

  • Permettre à tes perceptions de te mettre sur le bon chemin de qui tu es.
  • Faire en sorte de récupérer ton véritable leadership sur ton quotidien.
  • Apprendre à faire ce qui est juste pour qui tu es.

Et ça passe par le ressenti et une véritable liaison retrouvée entre le cerveau et le corps.

 

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Michelle

 

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